Le CDRT met en garde contre la fin du RTC

Il faut accélérer la cadence
Si le délai paraît confortable, le chantier à réaliser est immense. « Aujourd'hui, il y a encore 4 millions d'abonnements analogiques dont une très grande partie appartient à des entreprises », explique Nicolas Amestoy. Si l'avènement des boxes multi-services a largement démocratisé l'usage de l'IP dans les foyers, ce n'est pas le cas dans l'entreprise ou 70% des lignes sont encore en RTC. Et la situation évolue lentement. « Si nous continuons au rythme du renouvellement actuel, nous auront encore 2,7 M de lignes RTC en 2035. Il faut accélérer le mouvement », prévient le dirigeant de Scholé Marketing. D'autant plus que le RTC ne concerne pas uniquement la téléphonie mais aussi les fax, les terminaux de paiement, les lignes d'alarme, d'assesseurs ou encore des caméras de surveillance.Le problème est que les entreprises ont beaucoup de mal à saisir les enjeux de la fin du RTC. « Elles n'ont pas besoin de passer à l'IP et ne comprennent pas pourquoi elles devraient changer. Contrairement à ce qu'assure Orange, cela leur suffit largement », s'énerve le représentant d'un opérateur présent dans la salle. Par ailleurs, encore faut-il qu'elles soient au courant. « Ce n'est pas le cas de la majeure partie d'entre elles, nous avons un gros travail d'information à mener », conclut Philippe Sordet, le vice-président du CDRT.Par Oscar Barthe
Distributique : 24/03/2017 : voir l'article original