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Le CDRT met en garde contre la fin du RTC

Distributique : 24/03/2017 : voir l'article original

Le CDRT met en garde contre la fin du RTC

 
Stéphane Grasset, le président du CDRT, a tenue à revenir sur la fin du RTC lors du dîner célébrant les 5 ans d'existence du club.

Stéphane Grasset, le président du CDRT, a tenue à revenir sur la fin du RTC lors du dîner célébrant les 5 ans d'existence du club.

Lors du dîner qu'il organisait pour fêter ses 5 ans d'existence, le CDRT a tenu à informer ses membres sur l'ampleur du chantier qui les attendait face à la fin du RTC. La tâche ne s'annonce pas facile tant les entreprises utilisatrices ne semblent pas en saisir les enjeux.

Le 23 mars, le Club des Dirigeants Réseaux et Télécoms fêtait ses 5 ans autour d'un dîner d'anniversaire où la discussion a largement tournée autour de la fin du RTC (réseau téléphonique commuté). « Il est de notre devoir d'attirer l'attention sur le sujet », a déclaré Stéphane Grasset, le président du CDRT, après être revenu sur les événements marquants de ces cinq dernières années. L'association, qui compte aujourd'hui 110 adhérents pour 90 sociétés représentées (revendeurs, intégrateurs, opérateurs, éditeurs et équipementier), publie en outre un livre blanc sur cette problématique en partenariat avec Scholé Marketing. Nicolas Amestoy, le fondateur de ce cabinet d'études, était présent lors de l'événement pour en détailler les conclusions. Il a d'abord tenu à rappeler que les premières vagues de fermetures de lignes arriveraient au plus tôt courant 2020. « Les premières études sur la fermeture des lignes sont en court. Des tests seront ensuite menés en Bretagne dès 2018 », ajoute le dirigeant.

Il faut accélérer la cadence

Si le délai paraît confortable, le chantier à réaliser est immense. « Aujourd'hui, il y a encore 4 millions d'abonnements analogiques dont une très grande partie appartient à des entreprises », explique Nicolas Amestoy. Si l'avènement des boxes multi-services a largement démocratisé l'usage de l'IP dans les foyers, ce n'est pas le cas dans l'entreprise ou 70% des lignes sont encore en RTC. Et la situation évolue lentement. « Si nous continuons au rythme du renouvellement actuel, nous auront encore 2,7 M de lignes RTC en 2035. Il faut accélérer le mouvement », prévient le dirigeant de Scholé Marketing. D'autant plus que le RTC ne concerne pas uniquement la téléphonie mais aussi les fax, les terminaux de paiement, les lignes d'alarme, d'assesseurs ou encore des caméras de surveillance.

Le problème est que les entreprises ont beaucoup de mal à saisir les enjeux de la fin du RTC. « Elles n'ont pas besoin de passer à l'IP et ne comprennent pas pourquoi elles devraient changer. Contrairement à ce qu'assure Orange, cela leur suffit largement », s'énerve le représentant d'un opérateur présent dans la salle. Par ailleurs, encore faut-il qu'elles soient au courant. « Ce n'est pas le cas de la majeure partie d'entre elles, nous avons un gros travail d'information à mener », conclut Philippe Sordet, le vice-président du CDRT.

15 dec 2016 : Passe d’armes entre l’Arcep et des opérateurs

 dans PHOTONIQUES 

Une belle passe d’armes concernant le déploiement et les tarifs d’accès aux fibres optiques dédiées pour les entreprises a eu lieu le 15 décembre lors de la table ronde « Comment assurer l’accès au très haut débit des entreprises, à quel prix, dans quel contexte concurrentiel ? ».

Cette conférence, organisée par les associations Forum Atena et Club des dirigeants réseaux et télécoms (CRDT), réunissait un beau panel d’opérateurs – Orange, Nerim, Sewan, Kosc Télécom… –, ainsi que l’Arcep, l’Avicca et le Medef numérique. À cette occasion, sont apparues, une fois de plus, les différences d’objectifs entre l’autorité de régulation et les acteurs sur le terrain : l’Arcep souhaite l’arrivée d’un troisième opérateur fort à côté d’Orange et de SFR et s’ingénie à tout faire pour cela, alors même que l’ensemble des autres parties prenantes voudraient pouvoir déployer plus librement leurs réseaux en fibres optiques ou leurs services à des prix les plus compétitifs possibles.

Par exemple, pour Didier Brillard, directeur de la réglementation d’Orange : « Les prix proposés par l’opérateur aux entreprises pourraient baisser dans certaines zones comme Marseille ou Toulouse si l’Arcep ne l’interdisait pas ». Cerise sur le gâteau : les autres opérateurs présents étaient d’accord avec cette proposition.

En réponse, Gaëlle Nguyen, représentant l’autorité de régulation, dit être au courant de cette demande mais confirme que l’Arcep n’a pas l’intention de modifier sa position tant que ne sera pas terminée l’analyse de marché du haut et très haut débit en France pour la période 2017-2020, c’est-à-dire vers la fin 2017. Cette façon de se hâter lentement n’est pas du goût de Bernard Lemoine, PDG de Nerim : « Nous sommes en guerre économique et le déploiement de la fibre FTTE ou FTTH-Pro est un vrai problème pour notre pays qui occupe un rang indigne. Il faut aller plus vite ! ».

Quant à Pierre-Antoine Kern, représentant à la fois le département de la Côte d’Or et, surtout, le point de vue du Medef sur le numérique : « On a un besoin impératif de déploiement de la fibre optique à destination des entreprises afin d’avoir un débit suffisant pour faire face à leurs besoins. Que penser du Parc Technologique de Dijon, appelé ‘’Technologique’’ alors que les sociétés ne disposent que d’un mégabit par seconde et que, pour les exploitations et entreprises des espaces ruraux, ce débit n’existe même pas ! ».

En complément, Frédéric Gerbelot, chargé de mission à l’Avicca, comprend difficilement cette volonté d’un troisième opérateur qui pourrait être poussé par l’Arcep puisque les collectivités locales investissent très fortement dans le déploiement de la fibre optique à travers les réseaux d’initiative publique (RIP).

En dernière intervention, Robert Léger, directeur marketing de Zayo France, a détaillé son offre : « Un réseau de fibre noire, c’est-à-dire en attente d’équipements optoélectroniques, pour héberger les orphelins de la fibre ! ».

Jean-Michel Mur
jm.mur@orange.fr

Les solutions cloud de téléphonie, de type centrex IP et iPBX virtualisé, peinent à s'imposer.

JDN : Xavier Biseul (La Rédaction) JDN Mis à jour le 08/12/15 18:36 (voir l'article original)
 
 

 
 

 
 
 
 
 

Les solutions cloud de téléphonie, de type centrex IP et iPBX virtualisé, peinent à s'imposer. Elles ouvrent pourtant la voie, enfin, aux communications unifiées.

CP IOT World - 23 et 24 mars 2016

iotLes 23 et 24 Mars 2016 à Paris Expo Porte de Versailles aura lieu le Salon IoT World, sur les objets connectés et leurs applications.

Le marché de l'Internet des objets ou «Internet of Things» (objets connectés et Machine to Machine) connait une véritable explosion, tant auprès des particuliers que des entreprises, et ce quelles que soient leurs tailles, de la PME à la multinationale : pour répondre à une forte demande sur ce secteur,  IoT World – organisé par Cherche Midi Expo/Groupe Solutions - a été conçu pour être l’événement annuel de ce marché, fait d’échanges, de partage d’information et de business entre les différents intervenants, fabricants d’objets connectés, développeurs, opérateurs télécoms, hébergeurs, intégrateurs,…

Coté exposition

IoT World rassemblera quelque 120 entreprises exposantes les plus représentatives de l’industrie de l’Objet Connecté et du Machine to Machine. (de la start up à l’entreprise internationale, de la santé à l’automobile..) qui présenteront aux 5 000 visiteurs attendus (*) (Concepteurs, bureaux d’études, Ensembliers, fabricants,  Industriels de biens d’équipement et de consommation, Sociétés de services aux entreprises, au secteur public et au grand public, Professionnels et équipementiers de la santé, Ecosystème du sport, Constructeurs automobiles ; équipementiers et sous-traitants filière automotive, Constructeurs du BTP, d’infrastructures routières, d’espaces et de bâtiments publics, Organismes publics, Collectivités territoriales…) leurs dernières innovations et applications dans ces domaines.

(*) Pas d’objets connectés sans Cloud, c’est pourquoi le salon IoT World se tient en parallèle de Cloud Computing World Expo et Solutions Datacenter Management, synergie garantie !

Coté conférences : ateliers exposants et parcours « technologies »

Le programme des conférences (keynote magistral, avis d’expert, table ronde, barcamp) permettra aux évangélistes, experts, personnalités, consultants, industriels concernés de s’exprimer sur les sujets de l’IoT, des applications et services connectés.

Les cycles de conférences aborderont les thèmes suivants : Industrie 3.0 – Smartcities – Objets connectés et santé – AgriConnect – La voiture connectée – L’objet connecté sur le terrain – Les smart wearables – Paiement connecté – Géolocalisation – Marketing mobile, M-Commerce et Big Data – Bilan économique et écologique – Cybersécurité et IoT – Les Apps pro – Les nouveaux business models.

Parallèlement se tiendront, des ateliers experts animés par les exposants qui réaliseront des démonstrations d’outils / services innovants.

Coté animations

Opération “Next Connected World”

Au coeur du salon, un espace privilégié sera réservé à une sélection de start-up du monde connecté et de l’IoT.

Trophées Wouap Doo Apps 2016

Présentées en mode « blitz » à un jury de professionnels et de personnalités, les meilleures Apps de l’IoT seront récompensées, par catégories/cibles (B2B, B2C), selon différents critères, dont les aspects d’utilité, de créativité, d’ergonomie et de performance.

Informations: Site internet : http://www.iot-world.fr/

Contact:

Emmanuelle Lesage

Tél: 01 44 39 85 02 

Les communications unifiées dans le Cloud, toujours à l'horizon

 article extrait de la "lettre du cloud" du 28 Août 2015

Une conférence du CDRT, organisée dans le cadre de la Cloud Week Paris, a analysé les difficultés de décollage du marché des communications unifiées en mode SaaS.

Le CDRT (Club des Dirigeants Réseaux et Télécom) regroupe 72 sociétés « toutes impliquées dans la convergence de l’informatique et des télécoms ». Stéphane Grasset, son président, a déclaré en introduction que « malgré l’explosion imminente des UCaaS (Unified Communications as a Service), annoncée chaque année, depuis 5 ans, le taux d’adoption en France reste bas, à 6 % ». Les UCaaS réunissent l’ensemble des outils de communication en entreprise en un seul système, assurent leur interconnexion et proposent un modèle de livraison Cloud : « ressources en libre-service, ouverture, mutualisation et paiement à l’usage », a listé Stéphane Grasset.

Hugues de Bonnaventure, country manager chez lifesize, éditeur de solutions de visioconférence et de communications, sent une vrai appétence du marché pour ce type de solutions UCaaS et « la bascule vers notre solution Cloud de visioconférence est plus rapide qu’anticipé ». Laurent Bizos, directeur avant-vente et développement Cloud chez Mitel, « expert des communications d’entreprise », a reconnu que « la téléphonie, tout le monde en a besoin mais ça n’est pas ce qui fait rêver le client, ni emporter les contrats ». Mobilité et ubiquité, combinaison de la présence et du chat, collaboration et communications unifiées sont des mots beaucoup plus séduisants à l’oreille des clients.

Comment expliquer la lenteur de l’adoption ?

Hugues de Bonnaventure, de Lifesize, n’a pu que constater que « la barrière psychologique des clients liée à la sécurité et à la confidentialité des communications est réelle. Nous estimons pourtant mettre en œuvre des moyens de sécurisation supérieurs à ce que la plupart des clients peuvent se permettre ». De son côté, Bertrand Pourcelet, directeur général de Centile, un des pionniers du UCaaS, a souligné l’absence d’interconnexion globale des solutions et la multiplicité des interfaces. Or, « les utilisateurs, éduqués par les produits grand public et par les poids lourds comme Microsoft, exigent une intégration globale des outils en mode Cloud, tous accessibles à travers une interface unique ». La pression des Skype et autres Facetime se fait bien sûr aussi ressentir financièrement : « tout le monde veut ces nouvelles applications mais plus personne ne veut les payer. Les freemiums mettent la pression sur les prix mais aussi sur la qualité et la simplicité de déploiement ».
L’unique solution semble être de proposer par dessus « des services de sécurité et d’interconnexion avec les autres systèmes de communication », a analysé Hugues de Bonnaventure.
Patrick Bergougnou, PDG de Cirpack, éditeur de logiciels de téléphonie Cloud, a rappelé enfin que « la mise en place d’un système de communications unifiées change la manière de travailler : les entreprises structurées verticalement peuvent avoir du mal à s’adapter à cette culture de communication horizontale ». Or, c’est tout l’intérêt des solutions Cloud, par exemple de visioconférence, d’élargir le champ d’action de l’outil à l’ensemble des employés. Cependant, un obstacle majeur ne doit pas être oublié : l’organisation du marché et « les réticences des partenaires qui anticipent une baisse de leurs revenus liées au déploiement et à la maintenance et qui sont dans l’obligation de se réinventer », a souligné Hugues de Bonnaventure. En effet, comme l’a expliqué Laurent Bizos : « il se produit le même phénomène que dans l’IT, avec des éditeurs en train de devenir leur propre fournisseur de services Cloud. Si l’intégrateur veut conserver un rôle clé, il doit abandonner son modèle de commission sur la revente des équipements pour offrir de nouveaux services d’accompagnement ». Sa connaissance de l’historique, sa proximité avec les clients et sa compétence pour s’intégrer aux systèmes existants font de l’intégrateur le bon acteur pour cette offre de services.

Reste à relever le défi de la formation des techniciens des télécoms à ce nouveau monde, où la place de l’informatique devient prépondérante et qui verra peut-être le téléphone fixe disparaître des bureaux, « comme c’est déjà le cas dans des entreprises d’Europe du nord », selon Laurent Bizos.

Hervé Baconnet
Journaliste