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Compte rendu du dîner du CDRT du 29 octobre au restaurant de l’assemblée nationale

assembleeNotre 15éme dîner du jeudi 29 octobre s'est déroulé pour première fois au restaurant de l’Assemblée Nationale, endroit prestigieux avec une vue magnifique sur l’esplanade des Invalides, avec un repas particulièrement bon et fin et une grande facilité pour circuler entre les tables. C’est un endroit à retenir.

Cet évènement a été un beau succès avec plus d’une quarantaine de dirigeants pendant une période de vacances scolaires  avec une nouvelle formule de table ronde animée par Stéphane Grasset et Philippe Sordet, sans projection de présentations, avec 5 interventions pertinentes sur le thème de la  La French Tech : « Quelles opportunités pour les membres du CDRT et  le lancement de jeunes pousses »  avec  toujours beaucoup d’échanges entre les participants où la bienveillance reste toujours présente. Cette formule a particulièrement séduit nos invités, c’est donc à renouveler

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Nous avons pu accueillir 5 nouveaux adhérents sur les 7 qui ont adhéré depuis l'été, nous sommes maintenant 80 membres représentant de plus en plus l'évolution de notre club vers la collaboration unifiée.

  • Mathias Carp, PDG de l'intégrateur Timas de Besançon
  • François Daures, directeur des alliances de iAdvize , éditeur d'une plateforme de connectivité
  • Laurent Delvallez, directeur commercial de l'intégrateur ETIT (groupement Resadia)
  • Yann Le Baccon, Gérant du distributeur à VA BNS France Distribution de Rennes
  • Eric Roland, directeur commercial d'Azur Soft éditeur Niçois dans le domaine de la télésurveillance

Il nous manquait les représentants de Coriolis et Plantronics comme nouveaux adhérents

Cette table ronde a été vraiment l'occasion de communiquer un message optimiste sur les talents de nos entrepreneurs français et la prise de conscience des pouvoirs publics et des initiatives publiques comme privées pour accélérer le développement de notre secteur du numérique.

Vous trouvez ci- dessous une synthèse des interventions des speakers de notre soirée avec quelques documents joints

jrmicol1) « Comment s'insérer dans la dynamique de la French Tech ? »

Jean Romain Micol responsable Métropole, mission French Tech, Ministère de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique

L'Initiative French Tech impulse une dynamique collective avec l'objectif de placer la France parmi les grandes start- up nations. Les start-ups championnes de demain seront créatrices de valeur économique et d'emplois en France.

Avec trois grandes actions :

  • fédérer 13 métropoles françaises pour développer les start-up principalement du numérique
  • accélérer, pour créer nos propres champions, avec un fonds d'investissement de 200 M€ et du financement d'amorçage
  • Rayonner pour promouvoir les starts-up à l'international, avec une plateforme d'attractivité pour promouvoir la French Tech à l'international, des hubs de communautés French Tech labellisées, un pack d'accueil pour les entrepreneurs étrangers en 2015 avec le soutien de la ville de Paris (mise en place d'incubateurs)

La marque french Tech est un emblème

Pour plus de détails voir la fiche French Tech ci-jointe

2) «Le pass « French Tech » et ses critères pour être éligible ainsi que les financements. »

ezglinEric Zglinicki Coordinateur du Réseau BPI ile-de-France & membre du pass French Tech

Les objectifs du pass French Tech sont de vous faire gagner du temps, de la visibilité et de l'agilité au moment où vous en avez le plus besoin

Par

  • Un accès unique et prioritaire et accéléré avec un dossier unique pour l'ensemble des partenaires de la Frenc Tech
  • Un suivi privilégié et coordonné, pour être informé des opportunités d'accompagnement à saisir
  • Une communauté d'excellence avec une mise en avant des sociétés dans les actions de communication des partenaires et des opportunités de de « networking « ciblé

BPI peut investir dans le capital de l'entreprise, faire du financement dans l'innovation et dans l'implantation à l'international.

Le pass French tech s'adresse aux entreprises en hyper Croissance :

  • Pour les entreprises de 1 à 3 millions de CA, le critère est sur une croissances de 100% d'un exercice à l'autre, ce qui été le cas d'un de nos membres la société Surycat/optiflows pour bénéficier du Pass French Tech
  • Pour les entreprises de 3 à 10 M€, elles doivent faire 50% de croissance sur les 3 derniers exercices + EBITDA positif. Cela a été le cas de notre nouveau membre iAdvize qui aussi bénéficié du Pass French tech
  • Pour les entreprises de 10 à 50 M€, il faut faire + de 25% de croissance sur les 3 dernières années, avec une rentabilité positive

Deux opérateurs en IDF , Cap Digital et Systématic

Pour plus de détails (voir ci-joint la fiche descriptive du pass French tech)

3) « Deux témoignages d'adhérents du CDRT qui ont bénéficié de l'initiative French Tech » et du pass French Tech

ludo-smallLudovic Havel co-fondateur de Surycat d'Optiflow l'éditeur d'une plateforme de connectivité universelle créée en 2011 avec un CA de plus de 1 M€ en 2014

Pour Ludovic , la French tech et le Pass French Tech leur ont apporté une meilleure visibilité sur le marché et surtout auprès des grands comptes en tant que start-up. Le reproche reste parfois un certain manque de réactivité, car la notion de temps n'est pas la même pour une start-up que pour une administration

 

fdauresFrançois Daures Alliance Manager d' IAdvize une plateforme d'engagement en temps réel

iAdvize est une société nantaise de 130 collaborateurs qui a été créée en 2010, avec 4,2 M€ en 2014 et près de 7M€ en 2015 et une levée de fonds de 15 M€ en septembre 2015. iAdvize propose aux marques une plateforme SAAS d'engagement digital en temps réel. Cette technologie de ciblage comportemental permet de détecter les visiteurs ayant besoin d'assistance sur les sites web ou les réseaux sociaux, et de les mettre en relation avec un agent professionnel ou un expert de la communauté de clients. Cette société est leader en France dans son domaine et maintenant en Europe et souhaite en 2016 s'implanter aux US.

François Daures nous propose cette synthèse de son intervention

Le dispositif French tech constitue globalement une initiative qu'il faut saluer car elle met en avant un domaine d'excellence française, celui des start-ups du numérique. C'est spécialement pertinent au moment où les champions français dans ce domaine comment Criteo ou Blablacar ont atteint un rayonnement mondial et reconnu. Preuve en est, les récentes annonces de Cisco et Salesforce concernant leur volonté d'investir chacun 100 M€ dans des start-ups européennes.

La labélisation des territoires permet de mettre en avant des écosystèmes structurés pour soutenir le développement d'une activité numérique durable. Cette mise en avant a pour objectif d'attirer des acteurs susceptibles de renforcer le développement de ces écosystèmes et d'encourager les soutiens publics : Investisseurs, écoles, entrepreneurs...

Le pass French Tech quant à lui offre surtout un guichet unique et prioritaire à des organismes susceptibles d'appuyer les start-ups sur 3 sujets critiques pour leur développement : la protection de l'innovation, le financement et le développement à l'international. En soi c'est une bonne démarche, mais d'une part le dispositif est encore en rodage et les bénéfices avérés de cette démarche sont encore difficiles à mesurer pour les entreprises bénéficiaires du pass, et d'autre part, l'espace-temps des organismes comme la Coface ou l'INPI n'est pas celui des start-ups. Ces dernières ont besoin d'une vélocité et d'un pragmatisme extrêmes dans le traitement de leurs demandes, ce que les partenaires du pass ne peuvent pas toujours offrir. Il est cependant indéniable que le pass french tech braque les projecteurs sur les entreprises bénéficiaires vis-à-vis des investisseurs et des media notamment. Deux pistes d'optimisation du dispositif pourraient être un appui à l'acquisition de clients majeurs, notamment dans les grands groupes français, et d'autre part la mise en relation avec des partenaires susceptibles de raccourcir le time-to-market des start-ups (grosses SSII, organismes de recherche..)

4) Intervention de Lionel Hovsepian , adhérent du CDRT et dirigeant de Wesley Clover sur le lancement de jeunes pousses dans le numérique par une société Française en partenariat Public / Privé avec le projet Alacrité

lionel hosvepianLe projet Alacrité

Il est le résultat de plus de quarante années d'expériences d'un entrepreneur de réputation mondiale, qui a créé plus d'une centaine d'entreprises de technologie entre 1971 et 2014, au Canada, au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays.

Le projet Alacrité est largement symbolisé par son nom

L'alacrité est un état de vigueur et de vitalité corporelle, mêlé de bonne humeur et d'entrain, une vivacité s'accompagnant d'une facilité à s'exprimer ou à accomplir un travail avec un zèle empressé. On ne saurait mieux définir l'esprit qui règne dans les entreprises que crée Sir Terry Matthews depuis quatre décennies, entreprises marquées par l'agilité et le dynamisme.

Alacrité est un accélérateur de jeunes pousses créées à partir de zéro

Celles-ci sont constituées à partir de la rencontre de besoins de marché, d'intentions de commandes, d'idées et d'équipes co-localisées. Les idées et les équipes sont sélectionnées de manière pragmatique, selon des pratiques originales et éprouvées.

Entourées d'acteurs expérimentés et généreux de leur temps et de leurs conseils, conseillers, mentors et experts, les jeunes pousses sont placées dans des conditions stimulantes : elles n'ont pas à courir derrière l'argent, elles peuvent compter sur le concours de nombreux intervenants pour tester leurs idées, la viabilité, la pérennité, la logique économique, mais d'abord et surtout le caractère vendable de leurs solutions.

La mise sur le marché est en effet le critère primordial des projets d'entreprises sélectionnés, suivie de la solidité et de la ténacité de l'équipe.